LA CHAPELLE D'ANGILLON

Un ermite grec à l'origine de la commune.

Selon une pieuse tradition, un sanctuaire construit au IXème siècle, par un ermite de nationalité grecque, Saint Jacques de Saxeau, a été à l'origine de la commune.

Le sanctuaire prit le nom de "Chapelle" et devint le hameau de "La Chapelle". Puis le village porta des noms successifs tels que "Capella Gilonis" (1205), "La Chapelle Dam Gilon" (1405) et enfin "La Chapelle d'Angillon".

Ces dernières appellations rappellent la puissante famille de Sully qui s'empara du bourg et dont l'un des quatre fils, Gilon, construisit l'église et le château, le faisant considérer comme le véritable fondateur du village.

La puissante silhouette du château de Béthune se reflète sur le plan d'eau des Barres.

Ce château fut fortifié au XIème siècle par un envahisseur normand, Gillon de Seuly dont la ville porte le nom. Eudes de Sully, apparenté en son temps aux rois de France et d'Angleterre, aussi bâtisseur de la cathédrale Notre Dame de Paris, y est né. Domaine aux XIVème et XVème siècles de la famille d'Albret (Princesse de Clèves), il fut par la suite le domaine de Maximilien de Béthune, duc de Sully, ministre du roi Henri IV.

Les seigneurs de La Chapelle d'Angillon portaient, jusqu'à la veille de la Révolution de 1789, le titre de princes de Boisbelle, la principauté resta indépendante jusqu'au XVIIIème siècle.

Le donjon du château reste le plus ancien spécimen d'architecture militaire du département.

Propriété privée, meublé et habité, il est ouvert au public. En le visitant, vous retrouverez quelques grands noms de l'histoire : Sully, la princesse de Clèves, Alain-Fournier...
Une très belle salle présente l'Albanie au XVIIIème siècle : armes, souvenirs, costumes etc...

Renseignements au 02.48.73.41.10.
Ouvert tous les jours, sauf dimanche matin,
de 9 h à 12 h et de 14 h à 20 h.

Peu de constructions d'époque subsistent.

A l'origine, le village, groupé à l'ombre du château et ceinturé de murs et de fossés, possédait deux faubourgs.
Le premier, le "Grand Faubourg" occupait l'actuelle rue Eudes de Sully.
Le second, "Petit Faubourg", situé après le champ de foire et la rivière, existe toujours en bordure de l'actuelle route d'Auxerre.

Le village d'origine ne comportait que deux rues principales, actuellement dénommées rue de la Fontaine Saint-Jacques et rue du Château, reliées par deux ruelles en pente, existant encore, dont la rue Casse Cou.

Peu de constructions d'époque donc, si ce n'est celle située à l'angle de la rue de la Fontaine Saint-Jacques et la rue Casse Cou, dite "Maison des Pages".

Il est toujours possible de voir les vestiges des murs d'enceinte et des fossés :

  • en bordure de la rivière alimentant le lavoir, près de la salle municipale
  • en empruntant, face à la place de l'Eglise, la rue des Fossés et le chemin la prolongeant.



Maison des Pages
Une église du XVII ème siècle à particularité.

Bâtie en 1606 par Maximilien de Béthune, duc de Sully, elle remplaçait une ancienne église au pied du château.

Restaurée, elle a été consacrée par l'Archevêque de Bourges le 22 octobre 1875. La croix sculptée dans un cercle, sur chacune des 12 colonnes de l'église (signifiant douze apôtres) rappelle cette consécration.

A l'extérieur, et c'est là sa particularité, pas de véritable clocher, une simple tour ne dépassant pas le faîte de l'église.

Selon la tradition transmise oralement, le seigneur du lieu, protestant, aurait exigé cette architecture pour ne pas entendre les cloches.

Le pignon est dominé depuis le 20 septembre 1909 par la statue de Saint-Jacques, oeuvre de l'abbé Blanchet, curé doyen de La Chapelle d'Angillon à l'époque.

Abîmée par le bombardement du 18 juin 1940, elle a été réparée après les années 1950.

A l'intérieur, le vitrail du fond de l'abside est classé monument historique. Datant du XVIème siècle, il a été restauré après avoir été endommagé en juin 1940. Les autres vitraux ont été posés vers les années 1950.

Beau mobilier de chêne - chaire élégante, stalles et boiseries agréables.
Dans la chapelle de gauche, reliquaire-buste de Saint-Jacques en bois doré contenant une partie de ses ossements.
Dans les fonts baptismaux, voir le Baptistère et la statue mutilée de Saint Jean-Baptiste.

L'église est ouverte tous les jours de 10 h à 18 h.

La ville de naissance du Grand Meaulnes

"La Chapelle d'Angillon ... m'apparait comme dans le pays de mes rêves ..."
Alain-Fournier.

Si La Chapelle d'Angillon est le pays natal d'Eudes de Sully, elle peut s'enorgueillir d'être le lieu où est né, le 3 octobre 1886, dans la maison de ses grands-parents, Henri Alban Fournier, dit Alain-Fournier.

Sur ses traces vous trouverez :

la maison natale, située au n°35 de l'avenue Alain-Fournier, propriété actuelle de son neveu Alain Rivière (ne se visite pas)

la Mairie-Ecole, maison de Meaulnes dans le roman
"... c'était une grosse maison carrée ..." là où ses parents ont enseigné

la cour d'école "... la plus sèche et la plus désolée ..."

aux heures d'ouverture de la mairie :

la consultation de son acte de naissance

la visite de la salle de conseil et son estrade

"... à quatre fenêtres ..." "... sur une longue estrade ..."
et à l'intérieur de la salle, l'exposition permanente "Alain-Fournier", créée en 1986 lors de la célébration du centenaire de sa naissance.

Renseignements au 02.48.73.40.12.

Au château de Béthune, le " musée Alain-Fournier et Jacques Rivière " ; dans le cimetière près de l'église, la tombe des parents et grands-parents d'Alain-Fournier à 5 km, l'abbaye de Loroy, lieu imaginaire de la "fête étrange", dans le roman " Le Grand Meaulnes ".

Une ancienne petite maison d'habitation du XVIIIème à colombages a été restaurée par la commune en 1994. Elle est occupée au rez-de-chaussée par une maison d'informations du Pays d'Alain-Fournier et à l'étage par une bibliothèque municipale.

Une maison d'accueil rurale pour personnes âgées a ouvert ses portes en mars 1998.

Destinée en priorité aux personnes du canton, cette maison fonctionne sur un mode familial, dirigée par une maîtresse de maison chargée de l'organisation.

Les pensionnaires, s'ils le désirent, peuvent participer aux petits travaux et bénéficier d'aides extérieures, ce qui permet à toutes les personnes, même celles qui ont des revenus modestes, d'y être hébergées.